Du nouveau côté PARKINSON !

Parce que les traitements médicamenteux actuellement prescrits pour ralentir l'évolution de la maladie de PARKINSON entraînent des effets indésirables : vertiges, somnolence, troubles visuels..., les chercheurs ont réorienté leurs travaux vers trois nouvelles approches tout à fait intéressantes pour prendre en charge la maladie et améliorer le confort du patient et de son entourage.

L’intérêt de la recherche pour ralentir la progression de la maladie et améliorer dans le même temps le confort du malade Parkinsonien se porte sur :
1-l’Ambroxol,
2-les ultrasons,
3-la thérapie cellulaire.
L’intérêt de la recherche pour ralentir la progression de la maladie et améliorer dans le même temps le confort du malade Parkinsonien se porte sur : l’Ambroxol, les ultrasons et la thérapie cellulaire.
Rappelons que 26000 nouveaux cas de maladie de PARKINSON sont diagnostiqués chaque année en France et que 200 000 personnes sont actuellement prises en charge par Levodopa et agonistes dopaminergiques, dont les effets perdent en efficacité et génèrent des effets indésirables avec le temps.
L’Ambroxol est un traitement connu pour traiter la toux et les problèmes respiratoires. Des essais cliniques débutés en 2020 en Grande-Bretagne vont entamer leur phase III. L’Ambroxol appartient à une classe spécifique de médicaments : GCase-modulateurs qui freine voire stoppe l’évolution de la maladie de PARKINSON. C’est en tout cas ce qu’ont pu montrer les résultats précliniques de la phase II de cette étude auprès de 17 malades, tous porteurs d’une démence parkinsonienne. La glucocérébrosidase (GCase) est une protéine dont la fonction est d’éliminer des déchets protéiques et plus précisément ceux de l’Alpha-Synucléine, dont le rôle délétère est connu au niveau cérébral. Pour réaliser la phase III qui devra se dérouler sur une période de 2 années, les chercheurs britanniques vont devoir sélectionner 330 malades Parkinsoniens qui seront soumis au traitement par Ambroxol afin de comparer les résultats à un groupe contrôle traité par placebo. L’hypothèse de travail sera de confirmer l’existence d’un bénéfice du traitement Ambroxol sur la minoration des effets indésirables et l’amélioration du confort de vie du malade, versus placebo.
Les ultrasons font l’objet d’une recherche américaine. Cette technique consiste à diriger les ultrasons directement sur la zone cérébrale impliquée dans le contrôle des mouvements. Cette zone étant localisée par imagerie par résonnance magnétique (IRM) pour une parfaite précision. C’est seulement ensuite que les ultrasons sont envoyés au travers du crâne du patient Parkinsonien. L’échantillon total de sujets se compose de 94 malades dont seulement 69 bénéficient du traitement par ultrasons. Les 23 autres participants ont, quant à eux bénéficié d’une procédure fictive. Au total, la recherche américaine a montré que 70 % des 94 sujets qui ont bénéficié du traitement par ultrasons, présentent une amélioration significative des symptômes physiques ordinairement manifestés dans cette pathologie comparativement au groupe qui n’a pas reçu le traitement.
Enfin, la greffe cellulaire, qui consiste à transplanter des cellules indifférenciées dans la zone dopaminergique fait l’objet d’une étude de chercheurs suédois auprès de malades Parkinsoniens. La dopamine est un neuromédiateur impliqué dans le contrôle du mouvement. Ce neuromédiateur est localisé dans la zone cérébrale « substance noire » et sa quantité est inférieure à celle ordinairement présente chez l’individu sain. C’est ce déséquilibre quantitatif qui déclenche les symptômes moteurs de la maladie. Huit patients ont bénéficié du transplant de cellules indifférenciées (qui présentent cette spécificité de devenir « les cellules » de l’endroit dans lequel elles sont greffées. Ainsi, lorsque ces cellules sont transplantées dans le foie, elles deviennent des cellules hépatiques, dans le cerveau, elles deviennent des neurones et dans la zone dopaminergique, elles deviennent des cellules dopaminergiques…). Les patients « transplantés » souffraient tous d’un syndrome démentiel « modéré » c’est-à-dire correspondant à un diagnostic de maladie de PARKINSON posé voilà 10 ans. Le seul problème -et de taille- étant que les bénéfices de cette greffe ne soient pas attendus avant plusieurs années… En effet, de nombreuses évaluations étant nécessaires : comme vérifier la survie des neurones à dopamine post-transplant avant de pouvoir valider l’hypothèse de ce traitement.
Il n’en est pas moins que cette multiplicité de recherches au sujet de la maladie de PARKINSON laisse augurer que dans un futur proche il soit possible d’améliorer le confort du patient et celui de son entourage et pourquoi pas d’inverser le processus neurodégénératif ?

POUR ALLER ENCORE PLUS LOIN DANS LA CONNAISSANCE : Le livre PARKINSON QUOI FAIRE ! disponible sur ce site en 2 formats ; La formation vulgarisée LA MALADIE DE PARKINSON, COMMENT MIEUX L’ACCOMPAGNER AU QUOTIDIEN ! disponible sur ce site en 2 formats.
cecile aguesse geronto psychologue portrait

Cécile AGUESSE,
Géronto-psychologue.

Partagez cet article en un clic !

À la une

vieuxetbouffe

Pourquoi et comment peut-on lutter contre la dénutrition chez la personne âgée ?

Parce que la dénutrition a une importante responsabilité dans le risque de chute, de fracture, ...
Découvrir →
photoarticlesommeiletAlzheimer

Implication du sommeil dans l’émergence d’une maladie d’Alzheimer

Le sommeil est un phénomène universel qui fait naturellement suite à une période d’éveil. Chacun ...
Découvrir →